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#MARCHÉS & BOURSE

Le tiers des actions américaines au dividende le plus élevé a rapporté 11,32 % par an depuis 1927. Celles qui n'en versent aucun : 9,47 %. Un écart disparu après 2000, inversé depuis 2011.

Publié le 1 septembre 2026 · à revérifier le 1 septembre 2027

Fact card Ze Finance : Marchés & bourse
11,32 % contre 9,47 % le rendement annualisé, dividendes réinvestis, du tiers des actions américaines au rendement du dividende le plus élevé, comparé aux sociétés qui n'en versent pas, de juillet 1927 à juin 2026, en portefeuilles pondérés par la capitalisation

Le calcul tourne sur les portefeuilles « Portfolios Formed on D/P » de Kenneth R. French, base CRSP. De juillet 1927 à juin 2026, le tiers au rendement le plus élevé rapporte 11,32 % par an contre 9,47 % pour les sociétés sans dividende : 40 932 fois la mise contre 7 758, pour une volatilité de 19,6 % contre 28,0 %. Mais l'écart n'est pas une constante. Depuis 2001, les deux groupes font jeu égal. Depuis 2011, l'ordre s'inverse : 12,85 % contre 14,02 %.

Un rendement du dividende élevé signale-t-il une entreprise en difficulté ?

Sur un siècle de données américaines, non : elles ont rapporté davantage, avec moins de secousses. Depuis 2001, l'avantage a disparu.

Autrement dit : le dividende élevé n'a jamais été le signal d'alarme décrit — mais il n'est plus une prime.

Quatre nuances, parce qu'elles comptent

  • Le classement se fait au rendement du dividende, pas à la qualité de l'entreprise : un rendement élevé peut venir d'un dividende généreux comme d'un cours effondré.
  • Le résultat s'inverse selon la fenêtre. Sur les 89 fenêtres glissantes de dix ans depuis 1928, les hauts dividendes ne devancent les non-payeuses que dans 64 % des cas.
  • Les portefeuilles sont rebalancés une fois l'an, hors frais et hors fiscalité, deux postes lourds pour une stratégie de dividendes.
  • La catégorie « sans dividende » est aujourd'hui dominée par la technologie. Données américaines, en dollars.

Ce que ça change quand même : un rendement élevé n'est pas un signal de détresse, mais l'avantage du dividende ne se lit plus depuis vingt-cinq ans.

Pour vous

  • Sur quelle fenêtre repose la performance qu'on vous présente : le siècle, ou le quart de siècle où l'écart a disparu ?
  • Si les deux groupes rapportent la même chose depuis 2001, qu'est-ce qui justifie de choisir entre eux ?

Source : calcul Ze Finance reproductible sur les portefeuilles « Portfolios Formed on D/P » de la bibliothèque de données de Kenneth R. French (Tuck School of Business, Dartmouth), millésime base CRSP juin 2026 — rendements mensuels pondérés par la capitalisation, juillet 1927 à juin 2026.

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