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#MARCHÉS & BOURSE

« Les marchés se fichent de la politique française. » Pas du tout : Goldman Sachs et Deutsche Bank proposent à leurs clients de parier sur la présidentielle 2027 via des obligations françaises — et l’écart de taux avec l’Allemagne vient de toucher son plus haut depuis 2012.

Publié le 19 octobre 2026 · à revérifier le 31 décembre 2026

Fact card Ze Finance : Marchés & bourse
144 points de base l’écart de taux à 10 ans entre la France et l’Allemagne le 19 octobre 2026, au plus haut depuis 2012, sur fond de paris des banques sur la présidentielle de 2027

Selon Bloomberg, deux grandes banques — l’américaine Goldman Sachs et l’allemande Deutsche Bank — proposent à leurs clients des paniers d’obligations françaises pour miser, à la hausse comme à la baisse, sur les conséquences financières de la présidentielle de 2027. Dans le même temps, la défiance se lit sur les taux : après les violences du 17 octobre, l’écart (spread) entre l’OAT française à 10 ans (4,85 %) et le Bund allemand (3,41 %) a atteint 144 points de base le 19 octobre, du jamais-vu depuis 2012, contre environ 137 trois jours plus tôt.

Les banques « parient-elles contre la France » ?

Elles permettent surtout à leurs clients de parier — dans les deux sens — sur le risque politique français de 2027, via des obligations. Et la défiance est mesurable : le spread France-Allemagne à 10 ans est au plus haut depuis 2012 (144 points de base).

Autrement dit : la France est devenue un « trade » : son risque politique se négocie comme un produit, et plus le doute monte, plus l’État emprunte cher.

Quatre nuances, parce qu’elles comptent

  • Ces paniers servent aussi à se COUVRIR : parier « à la baisse » du risque n’est pas forcément parier contre la France.
  • Deutsche Bank précise que ces produits n’ont pas été conçus spécifiquement pour la situation politique actuelle.
  • Le spread est un prix de marché, volatil et intrajournalier : 144 points de base le 19 octobre, ~137 le 16 ; il bouge chaque jour.
  • Un spread plus large renchérit la dette FUTURE, pas le stock déjà émis à taux fixe : l’effet est progressif.

Ce que ça change quand même : pour l’État, une dette qui coûte plus cher à chaque émission ; pour l’épargnant, un rappel que le risque politique a un prix, directement coté sur les marchés.

Pour vous

  • Savez-vous ce qu’est le « spread » entre la France et l’Allemagne, et pourquoi on le surveille ?
  • Un taux français plus élevé que l’allemand : qu’est-ce que ça dit de la confiance des marchés ?

Sources : Bloomberg, « Goldman and Deutsche Bank turn French election into bond trade » (8 septembre 2026) ; AFP / Boursorama pour les taux du 19 octobre 2026.

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