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#EMPLOI & SOCIÉTÉ

« Le marché du travail français tient bon. » Au 2e trimestre 2026, le taux de chômage a pourtant grimpé pour le quatrième trimestre d’affilée, à son plus haut niveau depuis la crise sanitaire.

Publié le 26 septembre 2026 · à revérifier le 20 novembre 2026

Fact card Ze Finance : Emploi & société
8,3 % le taux de chômage au sens du BIT en France au 2e trimestre 2026, son plus haut niveau depuis le 3e trimestre 2020

Au deuxième trimestre 2026, le nombre de chômeurs au sens du Bureau international du travail augmente de 62 000 sur trois mois, à 2,7 millions de personnes. Le taux de chômage atteint 8,3 % de la population active, en hausse de 0,2 point sur le trimestre et de 0,7 point sur un an (+261 000 chômeurs). Il s’agit du plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2020, en pleine crise sanitaire, et avant cela depuis fin 2019. La hausse touche toutes les tranches d’âge et les deux sexes : les femmes passent à 8,2 % (+0,4 point sur le trimestre), les hommes restent stables à 8,5 %.

Le marché du travail français va-t-il bien ?

Le chômage remonte depuis un an : 8,3 % au 2e trimestre 2026, du jamais-vu depuis 2020.

Autrement dit : une hausse trimestre après trimestre n’est pas un accident isolé, c’est une tendance.

Quatre nuances, parce qu’elles comptent

  • 8,3 % reste nettement en dessous du pic de mi-2015 (10,5 %, soit −2,2 points) : la remontée n’efface pas quinze ans de baisse tendancielle.
  • Le « halo autour du chômage » — 1,9 million de personnes qui voudraient travailler sans être comptées chômeurs — reste stable sur le trimestre : la hausse ne vient pas d’un afflux depuis l’inactivité.
  • Le taux de sous-emploi (personnes en emploi mais en sous-activité) est lui aussi stable, à 4,4 % : ce n’est pas la qualité des emplois existants qui se dégrade, mais leur nombre.
  • Cette publication étend pour la première fois le champ de l’enquête Emploi à la « France » entière (au lieu de « France hors Mayotte ») : une part de la hausse peut tenir à ce changement de périmètre, que l’Insee ne quantifie pas séparément.

Ce que ça change quand même : un discours sur un marché du travail « résilient » doit désormais composer avec quatre trimestres consécutifs de hausse du chômage.

Pour vous

  • Pensiez-vous que le chômage français était stable ou en baisse ces derniers mois ?
  • Une hausse progressive sur quatre trimestres change-t-elle votre lecture de la conjoncture ?

Source : Insee, enquête Emploi, Informations rapides n° 192, 7 août 2026.

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