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#IMMOBILIER

« Le marché immobilier est bloqué. » Les prix des logements anciens rebaissent pourtant nettement au 2e trimestre 2026 (−1,0 %) — et le nombre de transactions, lui, ne recule pas : il progresse.

Publié le 26 septembre 2026 · à revérifier le 15 décembre 2026

Fact card Ze Finance : Immobilier
958 000 le nombre de transactions de logements anciens réalisées sur douze mois à fin juin 2026, en hausse malgré la baisse des prix

Au deuxième trimestre 2026, les prix des logements anciens en France reculent de 1,0 % sur le trimestre (données provisoires), après −0,2 % au premier trimestre : la baisse s’accélère. Sur un an, ils cèdent 0,8 %, tirés par les maisons (−1,3 %) plus que par les appartements (quasi stables, −0,1 %). Le nombre de transactions sur douze mois continue, lui, de progresser : 958 000 fin juin 2026, après 953 000 fin mars. Le marché n’est donc pas à l’arrêt : il s’ajuste par les prix, pas par le volume.

Le marché immobilier français est-il gelé par des prix qui résistent ?

Non : les prix reculent de nouveau (−1,0 % au 2e trimestre) et les transactions, elles, remontent légèrement.

Autrement dit : un marché qui s’ajuste par les prix n’est pas un marché à l’arrêt.

Cinq nuances, parce qu’elles comptent

  • La baisse des prix touche surtout les maisons (−1,3 % sur un an) ; les appartements sont quasi stables (−0,1 %) — l’ajustement n’est pas uniforme.
  • En Île-de-France, les prix des appartements progressent encore sur un an (+0,3 %, et +0,6 % à Paris) alors que les maisons y reculent (−1,5 %) : la baisse nationale masque des trajectoires régionales opposées.
  • Le chiffre de transactions (958 000) reste bas comparé aux niveaux d’avant 2022 (plus d’1,1 million par an) : « ne plus reculer » n’est pas « avoir rattrapé ».
  • Les chiffres du 2e trimestre 2026 sont provisoires — celui du 1er trimestre vient d’être révisé à la baisse de 0,4 point.
  • La série de transactions a connu une rupture méthodologique en 2025 (changement d’estimation), à garder en tête pour comparer avec des données antérieures.

Ce que ça change quand même : un marché immobilier peut se dégeler par les prix avant de se dégeler par les volumes, et c’est ce qui se passe actuellement en France.

Pour vous

  • Pensiez-vous que le marché immobilier français était toujours à l’arrêt ?
  • Une baisse de prix qui s’accompagne d’une hausse des transactions change-t-elle votre lecture du marché ?

Source : Insee — Notaires de France (indice Notaires-Insee), Informations rapides n° 216, 2e trimestre 2026.

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