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#PATRIMOINE & SUCCESSION

« Plus on est riche, plus on paie d’impôts. » En France, le taux d’imposition effectif grimpe avec le revenu… puis retombe au sommet : 26 % pour les 0,0002 % les plus fortunés, contre 46 % pour les 0,1 %.

Publié le 20 septembre 2026 · à revérifier le 20 décembre 2026

Fact card Ze Finance : Patrimoine & succession
26 % le taux d’imposition effectif global des 0,0002 % les plus riches en France, contre 46 % pour les 0,1 % les plus riches (revenus 2016)

L’Institut des politiques publiques a reconstitué, sur les revenus 2016, le taux d’imposition effectif global : tous prélèvements rapportés au revenu économique réel, bénéfices des sociétés contrôlées compris. Il est progressif jusqu’à des niveaux de revenu très élevés, atteignant 46 % pour les 0,1 % les plus riches. Puis il devient régressif au sommet : il redescend à 26 % pour les 0,0002 % les plus riches, soit quelques centaines de foyers. La raison : l’essentiel de leurs revenus économiques est logé dans des sociétés (holdings) et n’est imposé qu’à l’impôt sur les sociétés, plus léger que l’imposition des revenus des personnes.

L’impôt est-il toujours plus lourd quand on est plus riche ?

Pas tout en haut : le taux effectif passe de 46 % pour les 0,1 % les plus riches à 26 % pour les 0,0002 %.

Autrement dit : au sommet, le barème progressif s’efface derrière la forme sous laquelle les revenus sont perçus.

Cinq nuances, parce qu’elles comptent

  • Source unique (IPP), assumée : l’écart 46 %/26 % n’a pas d’équivalent répliqué par une seconde étude indépendante sur données françaises.
  • Chiffres sur les revenus 2016 : c’est une photographie, pas une série récente.
  • La régressivité ne concerne qu’un groupe minuscule — les 0,0002 %, quelques centaines de foyers, pas « les riches » en général.
  • Le calcul intègre les bénéfices non distribués des sociétés contrôlées ; sans eux, le revenu de ces foyers serait fortement sous-estimé et le taux paraîtrait plus élevé.
  • Une version actualisée de la note (2025) révise légèrement ces chiffres (environ 44,8 % et 25 %) sans changer le constat de régressivité.

Ce que ça change quand même : au sommet des patrimoines, la forme juridique des revenus pèse plus que le barème de l’impôt.

Pour vous

  • Pensiez-vous que les plus fortunés payaient proportionnellement plus que les cadres aisés ?
  • Faut-il imposer le revenu économique réel plutôt que le seul revenu distribué ?

Source : Institut des politiques publiques (IPP), Note n° 92, « Quels impôts les milliardaires paient-ils ? », juin 2023 (données 2016).

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