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#MARCHÉS & BOURSE

« Réélu, donc tranquille. » Pas vraiment : réélu le 25 octobre 2026, Lula hérite d’une dette publique brésilienne au plus haut — autour de 83 % du PIB — et d’un lourd déficit.

Publié le 26 octobre 2026 · à revérifier le 30 juin 2027

Fact card Ze Finance : Marchés & bourse
≈ 83 % du PIB le niveau de la dette publique du Brésil en 2026 (en hausse de plus de 10 points durant le mandat en cours), avec un déficit nominal proche de 10 % du PIB. Lula a été réélu le 25 octobre 2026 avec environ 51,8 % des voix.

Le 25 octobre 2026, Luiz Inácio Lula da Silva a été réélu président du Brésil au second tour avec environ 51,8 % des voix, face à Flávio Bolsonaro — une première dans le pays pour un candidat devancé au premier tour (45,2 %). Le camp Bolsonaro conteste le résultat (décision officielle du TSE et recours à suivre). Sur le plan budgétaire, l’héritage est lourd : la dette publique a bondi de plus de 10 points pendant le mandat en cours, dépassant 82-83 % du PIB, avec un déficit nominal proche de 10 % du PIB sur un an et une charge d’intérêts en forte hausse (taux réel autour de 9,5 %). Les dépenses obligatoires laissent peu de marges (moins de 8 % du budget fédéral ajustable). Lula minimise l’inquiétude sur la dette et mise sur la croissance.

Une dette à ~83 % du PIB, est-ce « élevé » ?

Tout est relatif : c’est moins qu’en France (~114 % du PIB), mais pour le Brésil ce qui compte surtout, c’est le COÛT de cette dette. Avec des taux d’intérêt réels proches de 9,5 %, chaque point de dette coûte très cher à refinancer — d’où l’inquiétude des marchés.

Autrement dit : le problème du Brésil n’est pas tant le niveau de la dette que son coût : des taux d’intérêt très élevés la rendent lourde à porter.

Quatre nuances, parce qu’elles comptent

  • Réélection serrée (~51,8 %) et contestée par le camp Bolsonaro : résultat officiel du TSE et recours encore à suivre.
  • La dette (~83 % du PIB) est plus basse qu’en France, mais son COÛT est bien plus lourd (taux réels ~9,5 %).
  • Le déficit nominal proche de 10 % du PIB tient beaucoup à la charge d’intérêts, pas seulement aux dépenses.
  • Peu de marges : moins de 8 % du budget fédéral est ajustable (le reste est obligatoire).

Ce que ça change quand même : pour comprendre : au-delà du niveau de dette, c’est son coût (les taux d’intérêt) qui fait la soutenabilité. Un pays peut avoir moins de dette que la France et pourtant subir une pression des marchés bien plus forte.

Pour vous

  • Entre le NIVEAU de la dette et son COÛT (les taux), lequel pèse le plus selon vous ?
  • Savez-vous à quel taux réel le Brésil emprunte aujourd’hui ?

Sources : France 24, CNN, Wikipédia (résultats, 25 octobre 2026) ; Reuters, Banque centrale du Brésil, Agência Brasil, US News (dette et déficit, 2026).

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