#PATRIMOINE & SUCCESSION
Se marier fait gagner du patrimoine, divorcer en fait perdre autant — presque au même pourcentage.
Publié le 13 août 2026 · à revérifier le 1 janvier 2028
C'est l'écart de patrimoine par personne entre les gens mariés et les célibataires, mesuré par Jay Zagorsky (Ohio State University) dans « Marriage and Divorce's Impact on Wealth », publié en 2005 dans le Journal of Sociology. Les données viennent de la National Longitudinal Survey of Youth, qui suit les mêmes Américains de leurs 20 à leurs 40 ans. Le patrimoine des célibataires progresse lentement ; celui des personnes mariées augmente d'environ 16 % par année de mariage.
Et quand ça se termine ?
Le même chiffre, à l'envers : les personnes qui divorcent perdent en moyenne 77 % de leur patrimoine. La chute commence quatre ans avant le divorce, pas le jour du jugement.
Autrement dit : deux personnes qui vivent ensemble partagent un loyer, une assurance, des abonnements, et épargnent davantage — une économie d'échelle, pas un sentiment. Une séparation la détruit, en plus de partager le stock existant.
Trois nuances, parce qu'elles comptent
- Corrélation n'est pas causalité : les personnes qui se marient sont en moyenne plus diplômées et plus stables financièrement avant même de se marier, une partie de l'écart existait déjà.
- Les données sont américaines et portent sur une génération née entre 1957 et 1964 : le droit et la fiscalité français changent la mécanique, pas nécessairement le sens.
- Le régime matrimonial pèse lourd : en France, communauté réduite aux acquêts par défaut, séparation de biens sur contrat — ce choix, gratuit à faire, coûte cher à ne pas faire.
Ce que ça change quand même : la ligne qui pèse vraiment sur le patrimoine d'un couple n'est ni la bague ni la cérémonie : c'est la mise en commun d'un ménage, ou sa séparation.
Pour vous
- Connaissez-vous votre régime matrimonial ?
- Auriez-vous choisi le même en ayant ces deux chiffres sous les yeux ?
Source : Jay L. Zagorsky, « Marriage and Divorce's Impact on Wealth », Journal of Sociology, 2005.
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