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#ÉPARGNE & PRODUITS FINANCIERS

« Quand le pouvoir d’achat baisse, on se serre la ceinture. » Au deuxième trimestre 2026, celui des ménages recule de 0,6 % par unité de consommation — et leur consommation augmente de 0,3 %.

Publié le 17 septembre 2026 · à revérifier le 27 novembre 2026

Fact card Ze Finance : Épargne & produits financiers
17,2 % le taux d’épargne des ménages français au deuxième trimestre 2026, après 17,9 % au trimestre précédent

Les comptes nationaux trimestriels de l’Insee décrivent un trimestre où le revenu disponible brut des ménages progresse encore en euros courants (+ 0,5 %), mais où le prix de la consommation accélère plus vite (+ 1,0 %). Le pouvoir d’achat par unité de consommation recule donc de 0,6 %, après -0,2 %. Dans le même temps, la consommation rebondit de 0,3 %, après -0,3 %. L’ajustement ne passe pas par les dépenses mais par l’épargne : son taux tombe à 17,2 % du revenu disponible brut, après 17,9 %.

Un ménage qui perd du pouvoir d’achat consomme-t-il moins ?

Pas ce trimestre : la consommation progresse de 0,3 % et c’est le taux d’épargne qui absorbe le choc, de 17,9 % à 17,2 %.

Autrement dit : l’épargne sert d’amortisseur bien avant que la consommation ne cède.

Cinq nuances, parce qu’elles comptent

  • Données trimestrielles corrigées des variations saisonnières et révisables : l’Insee a revu la croissance du trimestre de 0,2 point à la baisse dans cette même publication.
  • Un taux d’épargne de 17,2 % reste élevé : le repli ramène vers la normale d’avant 2020, il ne creuse pas un découvert.
  • Le pouvoir d’achat recule parce que les prix accélèrent, pas parce que les revenus baissent : le revenu disponible brut augmente de 0,5 %.
  • C’est une moyenne nationale : elle ne dit rien de la répartition, ni des ménages sans épargne à mobiliser.
  • Le taux d’épargne financière, la part effectivement placée, recule aussi : 8,5 % après 9,1 %.

Ce que ça change quand même : un trimestre de consommation qui tient ne prouve pas que les ménages vont bien : il peut signifier qu’ils puisent dans leur épargne.

Pour vous

  • Auriez-vous parié sur une hausse ou une baisse de la consommation ce trimestre ?
  • Jusqu’où l’épargne peut-elle absorber une baisse du pouvoir d’achat ?

Source : Insee, Comptes nationaux trimestriels, deuxième trimestre 2026, Informations rapides n° 212, 28 août 2026.

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