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#ÉPARGNE & PRODUITS FINANCIERS

« Les émeutes, c’est l’État qui paie. » Pas seulement : le gouvernement veut créer une « taxe émeutes » de 0,8 % sur les assurances auto et habitation — donc financée par tous les assurés — à partir de 2027.

Publié le 29 octobre 2026 · à revérifier le 31 mars 2027

Fact card Ze Finance : Épargne & produits financiers
0,8 % le prélèvement « taxe émeutes » que le gouvernement veut appliquer sur chaque cotisation d’assurance auto et habitation, pour alimenter un fonds d’indemnisation des dégâts d’émeutes. Visé au 1er janvier 2027, pas encore adopté.

Le gouvernement veut instaurer une « taxe émeutes » : un prélèvement de 0,8 % sur chaque cotisation d’assurance auto et habitation (particuliers, mais aussi entreprises et collectivités). L’argent alimenterait un fonds chargé d’indemniser les dégâts les plus lourds en cas d’émeutes, sans remplacer les assureurs, qui continueraient de gérer l’essentiel des sinistres. Le fonds pourrait atteindre 400 millions d’euros (Les Échos), financé aux trois quarts par cette contribution. L’entrée en vigueur est visée au 1er janvier 2027, mais le texte n’est pas encore adopté : il dépend de textes réglementaires examinés par le Conseil d’État. La mesure ne serait pas rétroactive : elle ne couvrirait pas les dégâts du 17 octobre 2026, seulement d’éventuelles émeutes futures. Elle est contestée, car elle ferait payer l’ensemble des assurés.

Concrètement, 0,8 % sur mon assurance, ça fait combien ?

Peu en euros, mais pour tout le monde : sur une prime auto de 600 € par an, 0,8 % ≈ 4,80 € ; sur une assurance habitation de 250 €, ≈ 2 €. C’est faible individuellement, mais appliqué à des millions de contrats, cela finance un fonds de plusieurs centaines de millions d’euros.

Autrement dit : une petite ligne sur votre cotisation, mais multipliée par des millions d’assurés : c’est la mutualisation — tout le monde paie un peu pour couvrir les gros sinistres de quelques-uns.

Quatre nuances, parce qu’elles comptent

  • Ce n’est pas encore voté : le dispositif dépend de textes examinés par le Conseil d’État ; les modalités peuvent changer.
  • Pas rétroactif : la taxe ne couvrirait pas les dégâts du 17 octobre 2026, seulement de futures émeutes.
  • Le fonds ne remplace pas les assureurs : il interviendrait sur les sinistres les plus lourds, pas sur la gestion courante.
  • C’est une mutualisation contestée : tous les assurés paieraient, y compris ceux qui ne sont jamais concernés par des émeutes.

Ce que ça change quand même : pour l’assuré : une hausse faible et quasi invisible de la cotisation auto/habitation à partir de 2027, si le texte est adopté. Pour comprendre : l’assurance repose sur la mutualisation — on paie collectivement pour couvrir des risques rares mais coûteux.

Pour vous

  • Trouvez-vous juste que tous les assurés financent les dégâts d’émeutes ?
  • Savez-vous ce qu’est la mutualisation du risque en assurance ?

Sources : projet de « taxe émeutes » du gouvernement, rapporté par L’Express, Europe 1, Les Échos et Epoch Times (26-28 octobre 2026).

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