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#COMPORTEMENT DE L'INVESTISSEUR

Placer la même somme chaque année, toujours au plus haut de l'année, trente années de suite : la mise est multipliée par 3,45 en euros constants. Le timing parfait — acheter chaque année au plus bas — n'obtient que 21 % de plus.

Publié le 31 août 2026 · à revérifier le 28 février 2027

Fact card Ze Finance : Comportement de l'investisseur
21 % l'écart entre le timing parfait et le pire timing possible, sur trente versements annuels au S&P Composite entre 1994 et 2023, valorisés en septembre 2024, dividendes réinvestis et corrigés de l'inflation — soit 0,64 point de rendement par an

Le calcul tourne sur la série mensuelle du S&P Composite de Robert J. Shiller : trente versements annuels de 1 000 euros constants, 1994-2023. Le malchanceux absolu place son argent, chaque année, au mois où l'indice réel est le plus haut. Il finit à 103 446 euros, 3,45 fois les 30 000 versés. Le chanceux absolu vise le mois le plus bas : 125 160 euros, 4,17 fois la mise. Soit 21 % d'écart, 0,64 point par an. Sur les 95 fenêtres glissantes de trente ans depuis 1900, il va de 16,6 % à 38,9 %, médiane 20 % — et le pire timing n'y perd jamais en réel.

Faut-il attendre le bon moment pour investir ?

Sur trente ans, l'écart entre le meilleur et le pire moment d'entrée est de l'ordre de 20 %. Ce que le calcul ne mesure pas, en revanche, c'est le coût d'avoir attendu sans jamais entrer.

Autrement dit : le timing coûte moins cher que l'attente.

Quatre nuances, parce qu'elles comptent

  • Le « pire timing » est défini après coup : personne ne peut viser délibérément le plus haut de chaque année. C'est une borne théorique, pas un scénario vécu.
  • Il suppose que l'investisseur ne vend jamais et ne cesse jamais de verser pendant trente ans. C'est l'hypothèse la plus forte, et celle qui casse le plus souvent.
  • Il porte sur le marché américain, le plus favorable de la période. La même simulation sur le Japon depuis 1990 donnerait un autre résultat.
  • Le multiple de 3,45 est un rendement réel dividendes réinvestis, avant frais et avant impôt. Un point de frais annuels en retirerait une part substantielle.

Ce que ça change quand même : l'erreur de timing coûte moins cher que ce qu'on croit ; l'abstention, beaucoup plus.

Pour vous

  • Combien de temps avez-vous passé à attendre un meilleur point d'entrée, et combien cette attente vous a-t-elle coûté ?
  • Si le pire moment possible rapporte encore 3,45 fois la mise sur trente ans, qu'est-ce que le bon moment change vraiment ?

Source : calcul Ze Finance reproductible sur la série mensuelle S&P Composite de Robert J. Shiller, Online Data (Yale), millésime septembre 2024 — 30 versements annuels 1994-2023, rendement total réel.

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