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« Une major qui vend, c’est qu’elle s’en va. » Pas forcément : le 27 octobre 2026, TotalEnergies encaisse 800 millions de dollars en cédant sa part dans le pétrole onshore au Nigeria — mais garde le gaz.
Publié le 27 octobre 2026 · à revérifier le 30 juin 2027
Le 27 octobre 2026, TotalEnergies a finalisé la cession de sa participation de 10 % dans la coentreprise Renaissance (ex-SPDC) au Nigeria, pour 800 millions de dollars, au profit de la société locale Vaaris. Cette coentreprise exploite des champs pétroliers onshore ; avant l’opération, elle réunissait Renaissance (30 %, opérateur), TotalEnergies (10 %), Eni (5 %) et la compagnie nationale NNPC (55 %). TotalEnergies ne quitte pas le pays pour autant : le groupe conserve ses intérêts économiques dans trois licences de gaz (OML 23, 28 et 77), qui fournissent environ la moitié du gaz de Nigeria LNG. L’opération, annoncée dès janvier 2026, s’inscrit dans un mouvement plus large : les grandes compagnies occidentales se désengagent du pétrole onshore nigérian — marqué par les pollutions, les vols et les litiges — au profit d’acteurs locaux, tout en gardant le gaz et l’offshore, jugés plus rentables et moins risqués.
Encaisser 800 M$ avec une cession, est-ce un « bénéfice » pour Total ?
Pas directement : 800 M$, c’est le PRIX de vente de la participation, pas un profit net. Une cession apporte de la trésorerie et réduit l’exposition à un actif ; l’effet sur le résultat dépend de la valeur comptable de l’actif cédé. C’est surtout un choix stratégique de recentrage.
Autrement dit : vendre un actif, ce n’est pas « gagner » 800 M$ : c’est transformer une participation en trésorerie, et choisir sur quoi on veut (ou non) être exposé.
Quatre nuances, parce qu’elles comptent
- TotalEnergies ne quitte pas le Nigeria : il vend le pétrole onshore mais garde le gaz (OML 23, 28, 77, ~50 % du gaz de Nigeria LNG).
- 800 M$ est un prix de cession, pas un bénéfice net : l’impact sur le résultat dépend de la valeur comptable de l’actif.
- C’est une tendance de fond : les majors se désengagent de l’onshore nigérian (pollutions, vols, litiges) au profit d’acteurs locaux.
- Opération annoncée dès janvier 2026 et finalisée le 27 octobre ; Eni a cédé sa part (5 %) la veille.
Ce que ça change quand même : pour comprendre une major : vendre des actifs n’est pas un aveu de faiblesse, c’est de la gestion de portefeuille — on arbitre entre rentabilité, risque et stratégie (ici : moins d’onshore pétrolier risqué, plus de gaz et de GNL). Pour l’investisseur : la cession apporte de la trésorerie et clarifie le profil de risque.
Pour vous
- Savez-vous faire la différence entre le prix de vente d’un actif et le bénéfice réalisé ?
- Pourquoi une major garderait-elle le gaz mais vendrait-elle le pétrole onshore, à votre avis ?
Sources : communiqué de TotalEnergies (27 octobre 2026) ; Boursorama, ABC Bourse, Offshore Energy (27 octobre 2026).
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