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« Mon salaire suit l’inflation. » Les ménages de la zone euro n’y croient pas : en septembre 2026, ils anticipent 3,1 % d’inflation sur un an… mais seulement 1,1 % de hausse de leurs revenus.
Publié le 25 octobre 2026 · à revérifier le 31 décembre 2026
Selon l’enquête de la BCE auprès des consommateurs (données de septembre 2026, publiées le 23 octobre), les ménages de la zone euro anticipent une inflation de 3,1 % sur les douze prochains mois, en légère hausse (3,0 % en août). Dans le même temps, ils n’attendent qu’une hausse de 1,1 % de leurs revenus nominaux. Beaucoup s’attendent donc à ce que les prix montent plus vite que leurs revenus. À plus long terme, les anticipations restent plus basses : 2,9 % à 3 ans et 2,5 % à 5 ans. Attention à la lecture : les 3,1 % sont une médiane et les 1,1 % une moyenne (winsorisée) — deux mesures statistiques différentes, qu’on ne peut pas simplement soustraire pour obtenir une « perte de pouvoir d’achat ».
3,1 % d’inflation et 1,1 % de revenus anticipés, cela fait-il 2 % de pouvoir d’achat en moins ?
Non, pas directement : ce sont des anticipations (ce que les gens pensent), pas des chiffres réalisés. Et les deux ne se soustraient pas : l’inflation est une médiane, les revenus une moyenne. Ce qu’on retient, c’est l’écart ressenti : les ménages s’attendent à ce que les prix montent plus vite que leurs revenus.
Autrement dit : cette enquête mesure le moral et les attentes, pas le pouvoir d’achat constaté — mais l’écart perçu (prix > revenus) pèse sur la confiance et la consommation.
Quatre nuances, parce qu’elles comptent
- Ce sont des anticipations déclarées, pas des chiffres réalisés : elles disent ce que les ménages redoutent, pas ce qui se produira.
- 3,1 % (inflation) est une médiane ; 1,1 % (revenus) est une moyenne winsorisée — deux statistiques différentes, à ne pas soustraire.
- Les anticipations à long terme restent plus basses : 2,9 % à 3 ans, 2,5 % à 5 ans, plus proches de la cible de 2 % de la BCE.
- Les attentes varient selon les revenus : la hausse de revenu anticipée est plus forte dans le bas de l’échelle (1,5 %) que dans le haut.
Ce que ça change quand même : pour comprendre : des anticipations d’inflation élevées peuvent s’auto-entretenir (prix, salaires), et la BCE les surveille car elles influencent sa politique de taux. Pour le ménage : l’écart perçu entre prix et revenus nourrit le sentiment de « vie chère ».
Pour vous
- Pensez-vous que vos revenus suivront l’inflation l’an prochain ?
- Savez-vous pourquoi la BCE surveille autant les anticipations d’inflation ?
Sources : BCE, enquête auprès des consommateurs (données de septembre 2026, publiées le 23 octobre 2026).
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