#MARCHÉS & BOURSE
Sur 1 551 particuliers ayant persévéré plus de 300 séances en day trading, 97 % ont perdu de l'argent.
Publié le 12 août 2026
Fernando Chague, Rodrigo De-Losso et Bruno Giovannetti ont obtenu de la Comissão de Valores Mobiliários, le régulateur boursier brésilien, les relevés de 19 646 particuliers ayant commencé le day trading sur les contrats à terme mini-Ibovespa entre 2013 et 2015, suivis jusqu'en 2017. Parmi eux, 1 551 ont persévéré plus de 300 séances. 97 % de ces persévérants ont perdu de l'argent, une fois les frais déduits.
Et ceux qui ont gagné ?
1,1 % ont dégagé un revenu supérieur au salaire minimum brésilien, et 0,5 % au salaire de départ d'un guichetier de banque. Sur 1 551 personnes, cela fait dix-sept individus au-dessus du salaire minimum.
Autrement dit : la persévérance n'améliore pas le résultat. Ceux qui s'accrochent le plus longtemps ne sont pas ceux qui finissent par y arriver : ce sont ceux qui ont perdu le plus longtemps.
Trois nuances, parce qu'elles comptent
- L'étude porte sur les contrats à terme sur indice au Brésil, un marché à fort effet de levier. Les proportions ne se transposent pas telles quelles à toutes les classes d'actifs.
- Elle mesure un résultat net de frais, mais ne valorise pas le temps passé, qui a lui aussi un coût.
- Elle s'arrête en 2017, avant la généralisation des courtiers sans commission. Cela change les coûts, pas la difficulté de l'exercice.
Ce que ça change quand même : les formations qui promettent de vivre du day trading ne se heurtent pas à un manque de discipline chez leurs élèves. Elles se heurtent à un résultat mesuré sur des milliers de personnes réelles.
Pour vous
- Connaissez-vous le résultat net, frais compris, de vos opérations de l'an dernier ?
- Combien d'heures y avez-vous passé, et à quel taux horaire cela revient-il ?
Source : Fernando Chague, Rodrigo De-Losso & Bruno Giovannetti, « Day Trading for a Living? », 2020.
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